Article et photos de Claude Perreti, paru dans Midi Libre :

Comme il fallait s'y attendre, cette neuvième édition du Festival des Voyageurs qui s'est déroulée sur deux jours ce week-end aux Mages, a tenu toutes ses promesses. La salle Bauquier était déjà comble bien avant que ne commencent les projections. C’est devenu une habitude, et une angoisse, pour les organisateurs qui doivent chaque fois résoudre la quadrature du cercle qui trouve ses limites dans la capacité - non élastique - de la très belle salle de projection. Et même si l’on rajoute une quarantaine de chaises sur les allées latérales et devant, il y a un moment où il faut afficher « complet » à contre cœur. Rançon du succès pour ce qui était, lors de la première, en 2008 une rencontre qui se voulait simplement anecdotique, sans aucune autre prétention de la part de Claudette Thomas et son fils Cédric expert chevronné à qui l’on doit la qualité exceptionnelle des images et du son. Avec un gros bémol cependant. La salle n’est pas climatisée et la chaleur générée par les personnes elles-mêmes devient vite incommode.

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Cette année, le thème choisi par les organisateurs était « Ambiances voyageuses ». Une formule qui interpelle et séduit à la fois. C’est d’ailleurs sur cette définition, aux multiples facettes qu’après les avoir déclinées, Gérard Dubuc a laissé le choix à chacun de trouver la sienne. Celle donnée par Philippe Crochet « émerveillement » se trouve effectivement être celle qui définit le mieux cette coïncidence entre acteurs et spectateurs. Les premiers -conquérants de l’inutile ?- prêts à parcourir le monde pour y découvrir les merveilles parfois dans des conditions précaires, difficiles, voire dangereuses, les autres pour les savourer confortablement.

Car le principe essentiel du festival est que chaque auteur est présent et répond aux questions du public. Certains filment, d’autres photographient, d’autres font de très belles aquarelles. Certains voyagent « seuls pour ne pas être seuls » afin de faire des rencontres tout en regrettant pour la plupart unanimes, que ces lieux qu’ils ont connus jusqu'alors en immersion, quasi vierges, soient maintenant ouverts au tourisme business et bakchichs, soient refermés- politiquement et militairement- sur eux-mêmes…avec cette phrase désabusée « C’est bien de l’avoir fait maintenant ! »… Moment d’émotion et larme à l’œil pour Papy Michel Thomas lors du petit diaporama surprise que sa petite-fille Lise (8 ans) lui a dédié. Parallèlement, dans la première salle, lieu convivial avec boissons et petits fours offerts à la pause, avait lieu une exposition des photos, des dédicaces de carnets de voyage, de DVD et de livres.

Ce Festival des Voyageurs, totalement gratuit est devenu, au fil des ans, une manifestation emblématique des Mages, autant pour les organisateurs que pour les spectateurs qui viennent ici discuter, échanger, partager leurs impressions.

Et c'est cette belle convivialité qui rend ce festival unique en son genre, par la qualité exceptionnelle des reportages et du son grâce à Cédric Thomas, la présentation toujours sobre et bienveillante de Gérard Dubuc. Sans oublier le superbe espace Bauquier et la logistique offertes par la mairie, la disponibilité de Suzanne André et Jany Sans dont l'efficacité fut saluée par tous, de même que Midi Libre pour ses articles qui participent à faire connaître cette manifestation.

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