Article de Claude Peretti, correspondant Midi Libre :

Le 4e festival des voyageurs organisé ce week-end à l'espace Bauquier aura, une fois de plus, tenu ses promesses. Une affluence record. Il a fallu rajouter des sièges et une deuxième salle de projection avait même été prévue afin de ne refuser personne comme ce fut le cas l'année dernière.

Toutes les conditions étaient donc réunies pour que cette très intéressante manifestation dévolue aux passionnés du voyage, de l'aventure et à la découverte des trésors et des mystères de notre planète dans ce qu'elle a de plus original et d'inédit soit une réussite. Car l'un des intérêts principaux de ce festival -il y en a beaucoup d'autres- est que chaque projection , chaque film ou diaporama est né de l'objectif d'un voyageur presque ordinaire, qui a la singularité d'être assez fou, aventureux ou intrépide pour se risquer dans des contrées parfois hostiles, parfois difficiles mais toujours fascinantes et superbes dans leurs richesses ou leur misères.

Et pour le spectateur assis dans les fauteuils confortables de la salle Bauquier, des voyages surprenants et captivants loin des sentiers battus, avec une approche radicalement différente des reportages télévisés galvaudés et banalisés à force d'être vus et revus suivant un cahier de charges maintes fois réitérés. Car il ne s'agit pas ici de faire dans l'élitisme, l'émotionnel ou le sensationnel, mais tout simplement de témoigner d'un authentique vécu dans la simplicité et la sagesse.

Tout ceci renforcé par des images, un son et musique en haute définition d'une qualité extraordinaire grâce à un travail chevronné de Cédric Thomas qui a réalisé un ensemble audiovisuel admirable et rigoureux. A noter aussi les présentations toujours claires et précises de Gérard Dubuc.

Ainsi ce festival a amené une fois de plus le public aux quatre coins du monde, avec réalisme et poésie. Un hommage à notre Terre aux mille facettes, si belle et si fragile, si généreuse et si mystérieuse.

Et cette magie des lieux, cette diversité des coutumes et des civilisations dont on a ici la certitude que leur différence et leur spécificité ne nous autorise en quelque manière à les juger les unes par rapport aux autres. Car, au-delà de sa partie visible, chaque coin de notre planète a modelé ses paysages, et les hommes y ont écrit leur propre histoire, avec leurs traditions et leurs cultures. L'oublier serait faire preuve d'un ostracisme archaïque et outrancier.

Le festival des voyageurs a été fondé par Claudette et Michel Thomas à qui il faut rendre hommage. Leur couple, leur osmose, c'est leur force. Et une passion commune pour le voyage et le reportage en immersion totale, avec un sens du partage, du dialogue et de l'amitié qui leur ouvre bien des portes. Ils ont eu le discernement de trouver le judicieux équilibre entre projections et rencontres, discussions et convivialité. Car ce qui fait l'originalité de ce festival, c'est son ambiance amicale, sa simplicité et son authenticité. Une réussite donc qui ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d'un travail acharné et de beaucoup d'abnégation.

Claudette et Michel sont indéniablement altruistes. Leur festival dont la devise est "Partage, aventure, passion, rencontre" existe avant tout grâce à un synergie de volontés opiniâtres, un rendez-vous d'amis qui se retrouvent d'ailleurs un peu partout aux quatre coins de l'hexagone pour renouveler et faire partager en d'autres lieux la même magie que nous avons vécue ce week-end.